Publié dans Société

Droits des personnes handicapées - Des malentendants privés d’actualités !

Publié le vendredi, 03 novembre 2023

« Les personnes malentendantes ont aussi le besoin et le droit d’être à la page des actualités et toutes les informations sur la situation actuellement. Pourtant, seule une minorité d’entre elles en profitent, faute d’interprétariat en langue des signes ». Noelson Ravelosaotra, de l’association des interprètes en langue des signes à Madagascar, reconnait ce fait. Bon nombre de malentendants sont dépassés par la situation actuelle, que ce soit la campagne électorale ou les grèves. Ils composent pourtant 1 % de la population dans la Grande île, selon la Fédération des personnes malentendantes. Autrement dit, environ 270.000 malentendants sont négligés, voire privés d’actualités. La langue des signes constitue le seul moyen de communication avec eux, d’où l’importance de l’interprétariat.  

Des efforts ont été déployés pour le droit des malentendants, dont l’interprétation en langue des signes du journal télévisé sur la chaîne nationale, mais des améliorations s’imposent. 

« L’interprétation se fait sur un très petit écran, au point que les malentendants ont dû mal à capter les gestes de l’interprète. Il faudrait au moins agrandir cet espace », avance le porte-parole de l’association. D’un autre côté, les candidats devraient tenir compte de l’importance de l’interprétariat en langue des signes pour les malentendants, tout comme la Commission électorale nationale indépendante (CENI). La loi électorale semble bancale à ce sujet, à remédier pour les prochaines campagnes selon les acteurs. Ces derniers ont participé à un atelier de consultation sur la stratégie de plaidoyer pour une meilleure protection sociale des personnes en situation de handicap (PSH), hier à Antsahavola. L’objectif étant de renforcer l’inclusion des PSH dans les programmes de filets sociaux de sécurité, financés par l’Etat.

 

P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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